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Sortie : Décembre 2013

Trois ans après le très ( trop ) contemplatif Putty Hill, qui rendait poreuse la frontière entre fiction et documentaire et utilisait sa matière chorale afin de dresser le portrait touchant d'une jeunesse paumée, Matthew Porterfield livre son deuxième long, présenté à la 63ième Berlinade.

Doté d'un scénario faiblard qu'aucune scène émotionnellement forte ne viendra renforcer ( d'aucuns appelleront ça de la sobriété ), le film trimballe sa nonchalance arty durant 1h30 qui en paraissent le double. L'idée de confronter une jeunesse paumée en proie aux doutes à des adultes qui le sont tout autant promettait sur le papier bien plus que ce triste film à la mise en scène bien trop lisse.
Quant à l'utilisation de la musique, elle est d'une alarmante démagogie, tant elle ne sert qu'à moduler les différentes tonalités sentimentales éprouvées par les personnages, qui se réfugient dans un folk/country à chaque coup de blues pour mieux exprimer leur désarroi.
Reste cette sensibilité particulière à laquelle certains seront peut-être plus réceptifs mais qui, pour votre narrateur, fut synonyme d'ennui mortel.
 
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