i give it a year 650-377a4

 

Tout juste arrivé dans les bacs, voici I give it a year, dernière comédie British en date, laborieusement traduit par Mariage à l'anglaise dans l'hexagone. Si la présence de Dan Mazer ( scénariste, entre autre, de Borat et compagnon de fortune de Sacha Baron Cohen ) aux commandes laisse espérer un dynamitage des éternels poncifs du genre, la manière est laborieuse et le trait grossier.

 

Depuis peu, bien des comédies semblent visiblement vouloir compenser les lacunes de leur potentiel humoristique en oeuvrant dans une bassesse d'esprit des plus confondantes. Reflet d'une société obscène et déliquescente ? Essoufflement d'un genre trop longtemps gangrené par ses bons sentiments ? Sans doute. C'est à se rendre nostalgique d'une époque désormais lointaine où Grant, Hepburn ou Stewart hantaient la pellicule de leur grâce sans équivoque, servis par des dialogues d'une rare correction. A croire que l'idée même du romantisme est devenue obsolète.

 

Vu comme ça, Mariage à l'anglaise est actuel en ce qu'il raconte ni plus ni moins que le délitement du couple, ATTENTION SPOILER allant même jusqu'à célébrer le divorce dans un acte final voyant le couple exulter de sa séparation, de la même manière qu'il avait célébré son mariage un an plus tôt. Une scène symbolique du manque de considération à l'égard d'un acte jadis sacré qu'une simple signature peut désormais annuler, mais aussi d'une jeunesse perdue, hésitante, incapable d'assumer ses choix. FIN DU SPOILER

Malgré cette volonté d'être fidèle à son époque dans son dernier tiers, le film ne décolle jamais, enlisé par un comique vulgos et une mise en scène d'une rare pauvreté. Next

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