Happiness Therapy - David O.Russell
La comédie Américaine est-elle si désespérée pour avoir nommé Happiness Therapy huit fois aux Oscars ? *
Encensé aux U.S par une presse largement conquise, Happiness Therapy ( Silver Linings Playbook en V.O ), n'est au fond qu'une énième rom-com en trois actes, avec pour seule originalité la pathologie mentale comme ressort comique et dramatique.
Lui, ( Bradley Cooper ) jeune homme bipolaire sortant tout juste d'un séjour en hôpital psychiatrique et souhaitant par dessus reconquérir son ex-femme ; Elle ( Jennifer Lawrence ), une jeune voisine veuve, nymphomane et dérangée finiront, malgré leurs évidentes différences, par se substituer aux éternels clichés du genre.
Au fond, Happiness Therapy n'est pas un mauvais film et s'avère même parfois agréable, tant les acteurs, tous dévoués, sonnent juste et parviennent même à arracher quelques discrets sourires ( Fallait-il pour autant récompenser d'un Oscar la belle Jennifer Lawrence, ceci est une autre histoire ). Cependant, son scénario prévisible et sans grandes surprises piège le film dans un train-train trop convenue quand il aurait été préférable d'exploiter plus en profondeur l'idée de la possibilité du sentiment amoureux et de la reconstruction de l'être par le prisme de la maladie mentale.
*le film ne récoltera finalement qu'une seule statuette, mais pas des moindres, en sacrant Jennifer Lawrence meilleure actrice